Pêche à la mouche et réchauffement climatique

Si la communauté scientifique est toujours très partagée sur le réchauffement climatique, cela ne fait aucun doute pour moi, la Terre se réchauffe avec toutes les conséquences que cela comporte.

Même si c’est de très loin le plus important, ces modifications thermiques vont perturber sensiblement certaines espèces animales, notamment celles qui intéressent le pêcheur à la mouche.

Depuis quelques décennies, on peut observer une remontée vers l’amont des cours d’eau de certaines espèces de poissons. Certains cyprinidés, comme le chevaine, ont progressé de plusieurs dizaines de kilomètres vers l’amont de certaines rivières alors qu’ils ne s’y trouvaient pas à l’origine. Sur d’autres parcours, la truite fario a pratiquement disparu, remplacée par d’autres espèces plus tolérantes aux eaux plus chaudes.

Mais ce n’est pas ce qui m’a poussé à écrire cet article. Aujourd’hui, 25 mars, j’ai pu observer la première Bibio marci de la saison. Cet insecte apparaît généralement un mois plus tard. C’est sans aucun doute la conséquence d’un hiver qui a été peu rigoureux qui a permis cette précocité.
Il y a quelques jours, à l’occasion d’une conversation avec mon ami Hervé Baltar, Guide de pêche en Béarn, celui-ci m’a rapporté que cette année, les émergences de March brown s’étaient arrêtées à la fin du mois mars alors que cette espèce est généralement présente jusqu’à la mi-avril sur les Gaves. Il m’apparait donc que la plupart des émergences, des éclosions ou des retombées d’insectes de l’année 2016 seront précoces, tout du moins, beaucoup plus avancées que lors des années précédentes.

Je pense que ce fait sera de plus en plus fréquent et que les décennies à venir verront de grandes modifications de nos milieux aquatiques et de leurs habitants. Il y aura certainement des disparitions de variétés d’insectes et de poissons dans certaines zones, remplacées par d’autres plus tolérantes à cette nouvelle moyenne thermique annuelle.

Ces conséquences vont nous obliger à nous adapter et à observer un peu plus pour coller au mieux à cette réalité mais après tout, l’observation n’est-elle pas essentielle lorsque l’on est un pêcheur à la mouche ?

Hervé

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