Sécheresse en Auvergne

Ou quand le monde paysan cherche des solutions.

Je tenais à réagir à un article paru dans la MONTAGNE il y a quelques jours et dont vous trouverez l’intégralité en suivant le lien ci dessous.

Au barrage de la Sep, on n’avait jamais vu si peu d’eau.

Pour ceux d’entre-vous qui n’aurait pas assez de temps pour le lire en entier, en voici quelques extraits :

Cette réserve de 4,7 millions de mètres cubes – trois fois la dimension du projet polémique de Sivens, dans le Tarn – s’étire sur deux kilomètres dans les bois : 33 hectares, remplis à 29 %.

« C’est très faible et cela va nous obliger à sacrifier des cultures s’il ne pleut pas. »  

« On parle de dérèglement climatique, est-ce que cela va arriver plus souvent ? » « personne ne le sait ».

« Plutôt que gérer la pénurie, il faudrait améliorer la ressource. Dans le Massif central, il y a de l’eau donc il y a des solutions. On doit pouvoir arriver à mieux stocker l’eau : l’hiver, elle coule et va à la mer, on pourrait la retenir. ». 

« Aujourd’hui, on a des cultures qui nous apportent un revenu et qui ont permis l’installation de beaucoup de jeunes en Limagne, avec des exploitations plus petites que dans d’autres régions ». 

Un retour en arrière n’est pas envisagé…   


Et si vous preniez l’exemple de vos aïeux ?

Ils ont planté des haies, entretenus les cours d’eau et fossés. Ils ont protégé les zones humides. Ils n’ont jamais drainé sur des kilomètres pour avoir des parcelles sans fin.

Oui vous pouvez mieux stocker l’eau mais pas en construisant des barrages ou des retenues colinéaires, vous voyez bien que ça ne marche pas ou que leur effet positif n’est qu’un pansement.

Le meilleur stockage c'est la nature qui le propose. Dans le sol et non pas en plein   soleil ... 

La règle numéro 1 c'est de protéger l'existant. 

La règle 2 c'est de recréer des zones humides et des capacités de stockage naturel de l'eau dans les sols. 

La règle 3 remonter les lignes d'eau par restauration physique des milieux aquatiques.

Tout le reste ne sera que du gâchis de temps, d'argent pour un résultat médiocre et non durable.    

Marie Fortin Mézière, hydrobiologiste, Rédactrice à l'hydrobioloblog

“Personne ne le sait”. Personne le le sait ?  Le réchauffement climatique est une évidence. Il n’est pas besoin d’être en expert en climatologie pour le constater et les dégradations que nous causons à notre planète augmentent de manière exponentielle.

Si vous n’imaginez pas un retour en arrière de vos pratiques agricoles, vous envoyez vos jeunes agriculteurs à leur perte.

Je sais, cela n’est pas si facile mais agir en ce sens n’est plus une option, c’est devenu une nécessité absolue !

Merci pour vos partages même si cela va certainement m’attirer les foudres de certains.

Mais après tout, je ne risque plus grand chose …

Hervé THOMAS

PS : vos commentaires sont également les bienvenus

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