Amis, pêcheurs à la mouche et sapeurs-pompiers

Je vous propose aujourd’hui de faire plus ample connaissance avec deux  garçons fort sympathiques et dont l’état d’esprit m’a séduit.

J’ai fait la connaissance en début de semaine dernière de Jean François et de Denis à l’occasion de la création du groupe Facebook, la pêche autrement.

 

Bonjour Denis, bonjour Jean-François, pouvez-vous nous faire une petite présentation de vous ? 

Bonjour, j’ai 38 ans, je m’appelle Denis. Ligérien Nantais, je vis sur la commune de Vigneux de Bretagne avec ma compagne Julie ainsi qu’un gentil et joli blondinet Titouan âgé de 13 printemps.
Devenu sapeur-pompier professionnel par passion. J’ai intégré à l’âge de 26 ans le Centre de secours et d’incendie de Saint Herblain puis celui de Pornic et enfin depuis 3 ans, le centre de  Saint Nazaire.

Je m’appelle Jean-François, j’ai 34 ans et suis papa de deux merveilleuses filles de 13 et 15 ans.
Je suis natif du Morbihan, de Malestroit très exactement. Un Breton oui !
J’habite actuellement Pont-aven dans le Finistère.
Je travaille au Service départemental d’incendie et de secours du Finistère en qualité de sapeurs-pompiers professionnel, métier que j’exerce depuis l’âge de 18 ans.

La passion de la pêche, c’est arrivé comment pour toi, Denis ?

Mon Papa a toujours été pêcheur. Il tenait ça de « pépère » qui était son grand père côté maternel.
Étant enfant, il me racontait qu’il pêchait avec « Pépère » dans sa barque ; il ne devait faire absolument aucun bruit afin de ne pas faire fuir les poissons, sous peine de se faire réprimander.
Aux alentours de mes 8 ans, avec mon frère ainé Marc, notre père nous a emmenés pêcher au coup pour la toute première fois !
Tout le monde était ravi  sauf lui peut-être. Il a passé un temps fou à nous démêler, à remplacer les lignes, etc…J’entends encore ses ronchonnements qui nous faisaient mourir de rire en douce, de vrais gamins en somme. Mais la récompense était au rendez-vous. Le but ultime de la pêche lorsque l’on est enfant, c’est d’attraper le précieux sésame, « du poisson » et peu importe sa taille, son espèce, son poids, j’avais pêché !

Nous y allions très régulièrement, par tous temps. Je faisais des pieds et des mains pour ce qui était devenu ma passion. Mes parents extraordinaires m’ont même attendu dans la voiture alors que je pêchais sous une pluie battante. J’étais dans mon élément. De nature très actif, la pêche arrivait à me canaliser, à leur grande surprise. Je les remercie aujourd’hui.
Rapidement mon père m’a enseigné le montage des lignes, le choix du flotteur, l’équilibrage etc…
L’achat de ma première canne se fit sous la bienveillance technique de mon paternel. C’était une télescopique de 3 m. J’étais le plus heureux « de la terre du monde entier » !!!! Ce qui est drôle c’est que je l’ai toujours et que je ne m’en séparerai pour rien au monde. Elle est « magique », normal, c’est la mienne. Quelques souvenirs remontent à la surface et je t’en remercie Hervé.

Avec mon papy, nous allions attraper des sauterelles dans les champs l’été. Il m’avait donné une de ces vieilles cannes en bambou sur laquelle il y avait du fil et un hameçon .Une fois la sauterelle sur l’hameçon, il m’aidait à grimper aux arbres qui bordaient le Thouet (une rivière qui traverse Thouars dans le 79), ce qui faisait hurler ma grand-mère de peur que je ne tombe, ça aussi c’était drôle.
De cette façon, j’attrapais beaucoup de poissons. Des gardons et chevesnes essentiellement. Je m’éclatais et mon papy qui ne voyait plus très bien avait le sourire aux lèvres.
Une autre anecdote revient régulièrement dans nos repas de famille. Nous étions sur les bords de l’Erdre, au début de notre session de pêche. Je devais avoir une dizaine d’années. J’ai annoncé à mon frère et à mon père que j’allais envoyer l’amorce le plus loin possible. J’avais mis un lancer à proximité de mon poste, ils me regardaient, j’étais fier. J’ai fait un mouvement de moulin arrière et lâché cette boulette. Tout le monde scrutait l’eau … J’entends encore leurs rires moqueurs quand j’ai pris l’amorce sur la tête. J’avais malencontreusement lâché celle-ci verticalement sans m’en rendre compte … ça me poursuit encore et toujours …
La pêche m’a suivie de nombreuses années et inversement, en passant par l’anglaise, le quiver tip, la pêche aux leurres notamment en float tube.
Il y a environ cinq ans, je suis parti en vacances une semaine dans la Meuse, logé dans un gite ou coulait une rivière à quelques dizaines de mètres. C’était magnifique.
L’envie de pêcher cette rivière grandissait, mais je n’avais pas mon matériel. Il m’est venu une idée jusqu’alors restée dans un coin de ma tête ; la PALM. Deux jours après, direction décathlon, achat du kit Go fishing et du timbre carte de pêche et en avant !
Oui mais comment fait-on ??? YouTube !!! J’ai regardé un maximum de vidéos avant de me lancer dans cette aventure. Pas facile…
Je te fais grâce de tous mes moments de galère, avec ce gros fil appelé soie et du reste qui s’accroche sur tout ce qui dépasse, moi y compris. Heureusement, je ne pense pas avoir été filmé, ouf ! Je repartais de zéro !
Quelques poissons ont vraiment été sympas car ils sont venus se prendre sur ma mouche, choisie dans le flou le plus total. Ceci m’a tout de même permis de passer de très bons moments.
Curieusement, en rentrant, je n’ai pas insisté sur cette technique très peu pratiquée dans mon département. Ce n’est qu’une année plus tard que Jean-François, enfin « mon Jeff », m’a relancé sur le sujet. Quelques sorties ensembles et une passion dans une passion est née.
De fil en aiguille, j’ai terminé avec Jean-Baptiste Vidal ; un petit guide de pêche pas très connu. Je ne lui fais pas d’éloges, il en a assez comme ça ! ; .) Un super mec ! Grâce ou à cause de ces deux personnages, j’ai pu m’améliorer. Un grand merci à eux !
Dorénavant, mon but n’est plus exactement le même. J’ai un autre regard sur la pêche. Je passe plus de temps à profiter du cadre qu’auparavant. Le fait de faire monter un poisson sur la mouche me suffit même si je ne le capture pas. Et si je n’ai pas de poisson, j’aurai passé un bon moment au bord de l’eau. N’est-ce pas ça l’essentiel ?

Et toi, Jean François, comment as-tu attrapé le virus de la pêche ?

Tout à débuté à l’âge de 3 ans.
Mon père et mon grand père côté maternel décident de m’emmener avec eux à la pêche aux premières lueurs, tôt le matin… à la fraîche comme disait mon père.
C’était à Sainte-Marie en Ille et Vilaine, au pont du Grand Pas, un des coins préféré de mon grand père.
Intrigué par le décor, la brume, la rivière je me suis approché du bord de la rivière, un peu trop même au point de tomber dedans !

Récupéré par mon père, j’ai été ramené directement à la maison pour me changer. Bref, je leur ai pourri leur partie de pêche. J’ai un peu fait comme Obélix.  Je suis tombé dedans quand j’étais petit, sauf que pour moi ce n’était pas dans la potion magique mais dans la rivière. Plus tard, mes parents mon offert une journée découverte palm dans un étang sur la commune de la Gacilly. Voyant que j’avais adoré, ils m’ont acheté ma première canne à mouche, une Mackenzie 8.5 pieds. Ils ont fait avec leurs moyens mais c’est tellement d’amour ce genre de cadeau… Depuis mouche mouche mouche …

Jean-François, parles-moi un peu plus de votre rencontre.

On s’est rencontré il y a quelques années, dans notre milieu professionnel, les sapeurs pompiers, au centre de secours de Pornic en Loire Atlantique.

Sapeurs-pompiers, …

Avant de se découvrir cette passion commune pour la pêche à la mouche, nous nous sommes tout d’abord rapprochés grâce à l’humour. Il faut dire que nous n’en manquons pas ni l’un ni l’autre. Depuis, chaque jour de repos est un prétexte pour se retrouver au bord d’une rivière au lendemain d’une garde voir même, à l’issue d’une garde de nuit.
Plus les années passent, plus les séjours pêches s’allongent. Cette année nous avons pu aller en Corrèze pêcher la Dordogne et dans le Puy-de-Dôme pour découvrir la Sioule. Nous irons également en Slovénie en septembre.
L’an prochain un gros ou plutôt un beau projet se dessine… Il y a du boulot car cela nécessite de l’organisation, une préparation, de la logistique et des ressources. On y travaille et nous sommes très motivés, emballés par la chose !! (Hey Denis, c’est chiant on peut pas mettre de smiley dans une interview!!)😅😅 mais si les gars, mais si…

On est bien loin d’avoir la prétention de faire le plus de poissons, de prendre les plus gros poissons etc etc …Nous sommes bien loin de ce délire là.

La pêche représente pour nous bien autre chose
Le respect pour la nature, le cadre, de l’amitié, des fous rires, …
C’est un tout, un tout qui ne se résume pas qu’à un poisson.

pêcheurs à la mouche, …

Et toi Denis, quel souvenir as-tu de votre rencontre ?

J ai rencontré Jeff , le 7 janvier 2008 à mon intégration au Centre de secours et d’incendie de PORNIC. Nous avons très vite sympathisé ou plutôt devrais-je dire fusionné !!!
Jeff est un excellent pompier, un bon camarade et ami doté d’un sens de l humour que j ai apprécié d emblée, sachant dissociant parfaitement les interventions de la « déconnade ».
Pour des raisons personnelles, il a dû quitter le département 44 en 2009 pour le 29.

Malgré les kilomètres, nous avons repris de plus en plus contact jusqu’à ce jour ou Jeff m a demandé si j étais intéressé par une session de pêche à la mouche, vendu ….
De sessions en sessions notre amitié n’a faite que grandir au fil des parties de pêche.

et amis passionnés.

C’est ainsi que la page BZH Fly Fishing Trips  a vu le jour grâce à mon Jeff, instigateur et administrateur.
Par l’intermédiaire de cette page internet, notre but principal était de partager notre passion, nos émotions, et nos aventures au bord de l’eau. en espérant apporter un maximum de plaisir à nos visiteurs. Et c’est une réussite à en lire les commentaires.
“Jeff, tu pourras m emmener avec toi ?” ” juste pour le cadre”, ” pour apprendre à faire danser la soie” …
Je pense que l’on a gagné. Quelque chose de positif est passé. Quelle satisfaction !

Lorsque une amitié ce transforme en fraternité!!!!

Ça pourrait presque faire le titre de notre page😁.

 


Merci à Julie pour les photos


Merci à vous tous pour vos partages

Hervé THOMAS

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