Un bref passage en Auvergne

VERRIERES1Profitant d’un bref séjour en Auvergne, j’ai pu rendre visite, en compagnie de mon ami Jacques, au Domaine de Verrières.

Comme à l’accoutumée, nous sommes reçus chaleureusement par Roland, le propriétaire des lieux.
Il est déjà 14 heures et nous avons la chance de bénéficier d’une météo géniale. Un grand ciel bleu, un vent irrégulier mais très léger qui souffle par rafales. En cette arrière saison, ces conditions anticycloniques sont parfaites pour espérer réaliser une formidable partie de pêche en sèche. En effet, à cette période de l’année, cette météo particulière est propice aux retombées de fourmis volantes.

VERRIERES314H 30. Après avoir embarqué, nous allons saluer Roland et son ami et partenaire de pêche du jour qui sont déjà en action depuis un moment. Nous nous décalons ensuite d’une centaine de mètres et il ne nous faut pas longtemps pour apercevoir quelques fourmis à la surface de l’eau. Pour l’instant, les gobages sont peu nombreux car il y a peu d’insectes sur l’eau. Ceci ne nous empêche pas de manquer et de prendre quelques jolies truites.

VERRIERES615H30. Le vent change complètement d’axe et pivote d’un seul coup de 180°. Aussitôt, des nuages de fourmis s’abattent sur l’eau. Il s’en suit instantanément une activité intense des poissons. 16H30. Nous avons touché et relâché quelques très belles truites arc-en-ciel en pleine forme mais la quantité très importante de fourmis sur l’eau à proximité de la berge où nous nous sommes encré complique désormais les choses. Sur toute la surface du lac, les gobages sont très nombreux.

VERRIERES4Je propose à Jacques de quitter la zone sans vent où nous nous trouvons pour nous placer dans une partie du plan d’eau où le vent ride la surface. Au milieu des petites vaguelettes, les fourmis ont l’air moins nombreuses. Le principal avantage de dériver dans le vent est qu’il est possible d’y trouver des truites qui ont une trajectoire plus rectiligne et donc bien plus faciles à ajuster. Le résultat ne se fait pas tendre et les touches se succèdent régulièrement jusqu’au alentours de 18 heures. Après un dérive un peu plus longue que les autres, nous retrouvons Roland qui nous met au défi d’aller sur un poste proche d’une bordure où les gobages sont très nombreux mais où à priori les poissons sont difficiles. Si Jacques réussi immédiatement à prendre un beau poisson avec une imitation de fourmi, nos autres tentatives s’avèrent infructueuses. La densité d’insecte est bien trop importante. Quelques heures auparavant, j’avais remarqué en relâchant les premiers poissons que deux d’entre eux avaient recraché dans l’épuisette un gros diptère noir. Aussitôt dit, aussitôt fait. Remplacement de la fourmi par une imitation beaucoup plus grosse, la Violine, une artificielle avec un corps bombé en lièvre noir, des ailes en plume de coq violette clair et un hackle noir en tête, le tout monté sur un hameçon de 14. Dès le premier posé, un poisson se saisi instantanément de cette mouche et nous toucherons quelques truites avec ce montage pendant l’heure qui suit.
Nous allons insister près de la berge pour essayer de prendre une ou deux fario dont la plus grosse nous fera une belle galipette juste au moment de la photo…

VERRIERES519H00. Alors que le vent faibli et que les gobages sont encore très nombreux, nous rentrons au port.
Ces quelques heures, bien trop courtes, m’ont permis de juger de la qualité de l’empoissonnement et du plan d’eau en général. Ce dernier bénéficie d’une position idéale loin des pollutions en tous genres. Ceci permet d’y trouver une faune très variée et en grosse quantité. Un bon point pour les salmonidés qui y ont été introduits et qui s’y développent très rapidement.

Si vous faites un détour par le Cantal, je vous recommande fortement de passer par Verrières. L’accueil y est toujours très sympa. Raphaël, arrivé depuis peu est un excellent technicien doublé d’un garçon charmant qui saura vous conseiller avec plaisir.

VERRIERES7Une dernière chose. Je vous précise qu’il est prudent et même indispensable de prévoir une tenue hivernale même en été. A 1200 mètres d’altitude, les conditions météo peuvent rapidement se modifier et vous le constaterez par vous même si vous y êtes confrontés, ici ça pique !
En attendant avec impatience mon prochain passage dans ce petit coin de paradis, je remercie Roland en souhaitant pouvoir faire rapidement une sortie sur la Dordogne comme nous le prévoyons depuis si longtemps.

La Landie

Cela faisait bientôt 4 ans que je n’étais pas passé à la Landie et j’avais hâte de revoir ce plan d’eau mythique. En arrivant sur place j’ai pu remarquer que des améliorations avaient été apportées autour du lodge. Une belle terrasse en bois au bord du lac et à l’ombre des grands hêtres. Des abords propres et entretenus, des chambres complètement refaites à neuf. Que du positif.
J’ai pu y retrouver quelques très bons amis de longue date que je vois malheureusement trop peu souvent. C’est toujours ça avec les meilleurs amis mais le dicton dit bien : ce qui est rare est cher !
Après une nuit de repos dans le calme, j’ai pu faire une sortie rapide de deux heures en compagnie de Patrice sur le plan d’eau. Le lac, toujours aussi beau, présentait une surface lisse comme un miroir. Quelques gobages ça et là mais rien d’extravagant. Comme à Verrières, les conditions étaient favorables aux retombées de fourmis mais à cette heure matinale, rien en vue. A la faveur de petites risées, nous avons pu faire monter quelques belles truites sur nos mouches sèches. Je pense que la partie de pêche de l’après-midi a certainement été sympa car les conditions météo n’ont pas changé et les fourmis ont du tomber sur le lac. Merci à Damien et à Franck pour leur accueil et à bientôt pour le critérium à la mi-novembre en espérant que nous ne soyons pas obligé de pêcher en moumoute.

Le Lac Chauvet

Depuis plus de 25 ans, je connais le gardien, Thierry et je ne pouvais pas passer si près sans lui rendre visite. Ce lac privé n’est pas accessible aux pêcheurs mis à part les privilégiés qui ont la chance d’y être invité. J’ai pu y croiser deux actionnaires, les frères Guy et Jean BESSON dont l’un d’entre eux avait fait une pêche d’ombles magnifiques le matin. Dommage, ces poissons étaient morts à mon arrivée et j’espère bien avoir l’occasion l’année prochaine de pouvoir en prendre en photo. Un mâle d’omble chevalier en période de frai est une beauté de la nature. A suivre.

Pressé par le temps, je n’ai pas pu aller au Lac Pavin, un autre lac d’Auvergne magnifique. Ce n’est que partie remise.

Même si le climat est un peu trop rude pour moi, je suis toujours émerveillé par la beauté des plateaux de l’Artense et du Cantal. Une bien belle région où les gens sont sympas. Dommage, c’est un peu loin des Pyrénées.

Si vous avez l’occasion de passer dans cette région et que vous êtes pêcheur à la mouche, je vous recommande ces superbes plans d’eau mais également les petits cours d’eau qui sillonnent ces plateaux. Les truites n’y sont pas grosses mais le décor à lui seul vaut le détour.

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