Le choix des nymphes à l’ouverture.

Le choix des nymphes à l’ouverture.

En début de saison, une grande majorité des larves-nymphes et des nymphes aquatiques n’ont pas encore atteint leur taille maximale. Faire un bon choix des nymphes à l’ouverture est primordial.

Alors que la première génération d’éphéméroptères comme les baetidés de l’espèce Baetis rhodani sont matures ainsi que dans la Famille des Leptophlebiidae l’espèce Habroleptoides confusa , ce n’est pas le cas des autres genres d’éphéméroptères et familles de très nombreux insectes aquatiques mis à part quelques rares exceptions sous des latitudes bien au sud.
Le choix des nymphes est donc un facteur indispensable qu’il est bon de prendre en compte si l’on veut vraiment « coller » à la réalité.

Le choix des nymphes à l’ouverture.

Au mois de mars, les hameçons N°16 sont généralement un bon compromis pour la réalisation des imitations de nymphes mis à part dans les grandes rivières où les March Brown sont présentes.

Cependant, de nombreux pêcheurs ont généralement tendance à employer des tailles d’hameçons beaucoup plus importantes. La principale raison est que le courant ou le niveau d’eau de la rivière est très fort. Pour atteindre le fond de la rivière, lieu où se situe de nombreuses truites, ils lestent plus fortement la ligne en y ajoutant une mouche plus grosse et donc bien plus plombée pour y arriver. C’est une solution. Ceci à pour conséquence de sacrifier une artificielle, généralement placée en pointe et qui va entrainer la ligne plus rapidement vers le fond. Compte-tenu de sa taille imposante parfois, cette mouche n’a que très peu de chance d’attirer un poisson car elle ne correspond à aucun insecte aquatique en début de saison. Seule la mouche placée en potence pourra être saisie par un salmonidé.

Il existe une autre alternative. C’est au moment du poser que tout va se passer. Une bonne lecture des veines d’eau et de ses amortis peut permettre une immersion très rapide de nymphes plus petites. Mais c’est un jeu de précision ! A quelques centimètres près, la ligne va « courir » très rapidement vers l’aval sans avoir eu le temps de s’immerger correctement ou au contraire plonger très vite grâce à un placement judicieux.
Il est donc primordial de déterminer avec soin le point d’impact des nymphes. Il faut souvent s’y reprendre à plusieurs fois avant d’obtenir le résultat escompté. En utilisant des mouches de petite taille, le risque d’effrayer le poisson est réduit et plusieurs lancers pourront être réalisés sur le même poste sans danger.
Réduire le diamètre de la pointe de son bas de ligne est également une autre solution mais avec les risques de casse que cela comporte.

En ce qui concerne le choix de l’imitation, il est préférable d’employer des artificielles au corps lisse plutôt que celles au corps composé de dubbing. Ce dernier ayant tendance à emmagasiner des bulles d’air, va freiner l’immersion de la mouche. Le volume du corps réalisé en poils ou fibres, généralement plus important qu’un montage verni, époxy ou céramique étant lui aussi un frein à la plongée rapide de la nymphe.
Mais ceci est surtout valable pour les zones très profondes ou dans des eaux très fortes. Dans la plupart des cas, cette petite différence de vitesse d’immersion ne fait pas vraiment la différence. J’ai bien dit dans la plupart des cas.

Pour contrer l’impétuosité des eaux, il est également possible de déposer ses artificielles plus amont, les laisser dériver sans aucune retenue pour faciliter leur plongée. Pendant ce laps de temps, le plus délicat sera de contrôler sa ligne avant qu’elle n’atteigne le poste souhaité. Un pari très dur! Pas de tension sur la nymphe et sur la pointe du bas de ligne. Le tout en ayant un contact très proche de sa nymphe afin de détecter la moindre touche. Je suis convaincu d’avoir eu au bout de ma ligne des centaines et peut-être des milliers de poissons dont je n’ai jamais eu la connaissance de leur existence à cause d’un contrôle trop aléatoire.

Un salmonidé qui s’alimente et se tient sur son poste de chasse va très vite apercevoir la nymphe qui commence à descendre vers le fond. Si celle-ci correspond à ce qu’il a l’habitude de manger pendant cette période, Il peut très bien s’en saisir en une fraction de seconde et surtout, la relâcher aussi vite.

Avoir un contrôle parfait de sa ligne est toujours un jeu délicat qui devient extrêmement dur à gérer au moindre souffle de vent.

Le choix des nymphes à l’ouverture.

Pour en revenir à la taille des nymphes en début de saison, je vous recommande de tester quelques unes des nymphes que vous utilisez normalement en période estivale par eaux basses. Des montages sur hameçons de 18 ou de 20 et même plus petites. Vous serez parfois très surpris par le résultat. Non seulement ces modèles vont correspondre bien plus aux insectes aquatiques du moment mais également vous permettre de pêcher différemment des autres pêcheurs à la mouche. C’est toujours un énorme avantage ! Alors pourquoi s’en priver ?

Hervé THOMAS

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et bonne ouverture à tous.

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