La spectaculaire migration du saumon Atlantique

La spectaculaire migration du saumon Atlantique sur les Gaves ou tout du moins un bref instant de ce parcours incroyable de plus de 5000  kilomètres, peut parfois s’observer à Navarrenx.

Quel plaisir ! Oui, quel plaisir de retrouver le Gave d’Oloron. Quel bonheur de partager quelques heures avec mes amis béarnais. Des passionnés, généreux, disponibles, toujours prêts à rendre service, à faire plaisir, à conseiller, que du bonheur. A chaque fois que j’ai la chance de pouvoir me rendre en Béarn, j’ai l’impression que les heures s’écoulent aussi vite que l’eau dans les rapides du Gave. Et c’est bien dommage …
Néanmoins, pendant ce bref séjour, j’ai eu la possibilité de passer quelques heures au bord de l’eau. Le spectacle des eaux limpides et bleutées du Gave d’Oloron et du Saison m’émerveille à chaque fois. La propreté du substrat de ces cours d’eau où l’on peut voir les galets, le sable et les grandes lauzes qui jalonnent ça et là les rives, est un plaisir pour les yeux.

Pool du Gave à Sauveterre de béarn
Le pool de la station d’épuration à Sauveterre de béarn

La diversité des espèces de poissons que l’on peut y observer est tout aussi impressionnante. Des migrateurs comme l’alose, la lamproie, la truite de mer et bien sûr le saumon Atlantique. Des espèces sédentaires comme les barbeaux communs, les goujons, vairons, chevaines et truites fario. Il faudrait plusieurs vies pour pouvoir vraiment profiter de cette richesse piscicole …

BARBEAUX BEARN
Un groupe de gros barbeaux à l’entrée du Vert

Des aloses avec une Crazy Charlie*, c’est fou !

19H00, après une journée caniculaire, en compagnie de Philippe, nous nous rendons à Hourcade, célèbre pool du Gave pour voir si les aloses y sont toujours présentes. Il y a quinze jours, Philippe a capturé une femelle de 2,7 kilos qui l’a fait descendre sur près de deux cents mètres avant de se rendre. Après un premier passage sans succès, un changement de mouche et c’est la touche. Philippe amène un petit mâle qui combat énergiquement jusqu’à la fin. Quelques photos, une bonne ré-oxygénation et ce beau poisson nacré aux reflets violacés retrouve son élément.

Alose du Gave

Le poste est court et nous pêchons chacun notre tour. Une dizaine de dérives et j’ai une touche, franche, brutale. Le poisson remonte à vive allure le courant violent puis fait demi-tour et fonce vers le rapide aval. Effectivement, l’alose est un poisson de sport !

pêche de l'alose

Le backing se déroule à grande vitesse alors que l’alose vient en surface et d’un coup de tête se décroche. Dommage, elle avait l’air bien plus belle que la précédente. Certainement une femelle, bien plus grosse que les mâles. Durant l’heure qui suit, nous toucherons trois autres poissons mais uniquement des mâles. Peu importe, j’ai enfin pu capturer un spécimen de ce magnifique migrateur.

alose du Gave d'oloron

A refaire …  Merci Philippe pour tes conseils avisés et ce bon moment de partage.

*Crazy Charlie : mouche normalement destinée à la pêche du bonefish.

Une sortie sur le Saison

Après quelques passes sur certains pools encore en eau car le Saison est “cassé” comme on dit en Béarn pour préciser que le niveau d’eau est trop bas pour pêcher le saumon, je décide de remonter un peu le lit de ce cours d’eau pour faire quelques photos. En fin d’un grand plat, à proximité du déversoir, je découvre des frayères et suis surpris par leur profondeur. Quel est donc ce poisson qui est capable de déplacer sur un mètre des galets de plus d’un kilo ? C’est encore Philippe qui va me donner l’explication. Ce sont les lamproies. Ces poissons utilisent leur gueule pour ventouser les galets et les déplacer.

frayère de lamproie
Impressionnant, non ?

La magie de la migration

J’ai décidé de me rendre au pool Masseys, plus précisément en amont de ce lieu célèbre où la pêche du saumon est actuellement fortement contestée. A cet endroit, le Gave d’Oloron est barré sur toute sa largeur par une grande digue en pierre. Sur la rive gauche, la passe à poissons. Celle ci est composée de plusieurs systèmes qui doivent permettre aux différents poissons migrateurs de franchir cet obstacle aussi bien pendant leur montée vers les frayères que pendant la dévalaison des jeunes générations nées plus en amont. Attirés par l’appel d’eau du déversoir de dévalaison, truites de mer et saumons sont concentrés à proximité de celui-ci. Ceci permet d’observer, avec un peu de chance, les sauts extraordinaires que peuvent effectuer ces poissons pour tenter de franchir cet obstacle et de saisir cet instant réellement magique et de se rendre compte de la puissance et la vitesse de nage de ces salmonidés.

saumon Atlantique

saumon Atlantique Salmon jump

Salmon jump in France

saut de saumon Atlantique

saumon Atlantique Gave Béarn

 Il ne me reste plus qu’à rêver de ces poissons et lieux magiques en attendant de pouvoir revoir mes amis béarnais. Un grand merci à Patrick Balesta et à son épouse pour leur accueil chaleureux, à Olivier et Lilian, Jean-Pierre Cazamayou, Bruno de Salmomania, Claude du Poisson Roy et Pierre Lecrique, et à bientôt pour ceux que je n’ai pas eu le temps de voir pendant ces 3 jours.

 

 Vous avez aimé ? Merci pour vos partages.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.